It : Chapter 2 – FAST CRITIC

Deux ans après le succès du premier film, Andrés Muschietti remet le couvert et adapte la suite du roman de Stephen King qui suit les aventures sanguinolentes  du club des ratés de Derry et de l’effroyable Clown qui les pourchasse, 27 ans après.

It 2 - CRITIC
Pennywise is back for your wonderful dreams … Hahahaaa !

Donc comme je disais, Andrés Muschietti est toujours à la barre et amène à son bord un casting cinq étoiles dont Jessica Chastain (Zero Dark Thirty), James McAvoy (Split), Bill Hader (Crazy Amy) et bien évidemment Bill Skarsgard (Atomic Blonde, Castle Rock) revenant dans le rôle de Pennywise / Grippe-sou (en VF). Toutefois, à la vue de ce casting alléchant et de cette hype autour du film, peut-on dire que cette nouvelle aventure est une réussite ?

Pour commencer, voici un petit pitch qui vous mettra en haleine :

En 1989, sept enfants ont réussi à échapper à « Ça », une créature métamorphe dévorant les enfants de Derry. Vingt-sept ans plus tard, Bill Denbrough et ses amis reviennent à Derry à la suite de l’appel de Mike. Ils vont devoir à nouveau combattre le sinistre clown « Ça », qui s’est réveillé et recommence à se nourrir d’enfants. Lorsqu’ils reviennent à Derry, ils découvrent la véritable histoire de « Ça » et comptent bien l’achever une bonne fois pour toutes.

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Come back to home !

Cette suite est-elle une réussite ?

Je sens que je ne vais pas me faire plein de copains pour ma première critique, mais malheureusement je n’ai pas été convaincu par ce nouvel opus. Alors, je ne vais pas prendre l’exemple banal de dire « Il y a beaucoup de différences avec le bouquin », sachez que c’est très difficile d’adapter un roman de Stephen King. La preuve est, que beaucoup s’y sont cassé les dents. En revanche, ce que je peux dire c’est que le film est bien trop long et assez répétitif. Certaines sous intrigues sont parfois inutiles au déroulement du long-métrage. De plus, le rythme est inégal, ce qui m’a parfois ennuyé.

Le grand souci dans ce Chapitre 2 (et j’espère dernier), c’est qu’il tombe dans la facilité et non plus dans la subtilité comme l’était le précèdent. Là, le réalisateur a actionné le mode Jumpscare et a épuisé la formule jusqu’à la dernière minute. Quelques fois, ça peut être amusant mais quand un film dure 2h50 et que la plupart des scènes ne sont remplies que d’attaques visuelles ou sonores gratuites, ça peut énerver et rendre le résultat final plutôt moyen.

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Mike, Ritchie, Bill, Beverly & Ben

Enfin, que dire des comédiens… Et bah écoutez, je n’ai pas grand-chose à dire. Jessica Chastain et James McAvoy assurent le spectacle mais sont moins attachants que Bill Hader, qui pour moi est le meilleur acteur du film et on croit en son personnage. Puis, Bill Skarsgard reprend son rôle du clown massacreur. On le voit moins dans sa forme clownesque et il est quand même moins effrayant que dans le premier film, est-ce peut-être dû au manque d’effet de surprise ?

Bon, vous l’aurez compris, j’attendais énormément de cette suite, tant j’avais aimé le premier opus. Mais encore une fois, je pense que si le réalisateur l’avait raccourci de 30 minutes en supprimant des sous-intrigues inutiles, on aurait peut-être tenu un film très potable et effrayant.

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A third movie in few years ? 

PS : Une suite a été envisagée et, selon moi, c’est une très mauvaise idée. L’histoire de CA  et de la bande des ratés s’arrêtent lors de cette nouvelle aventure & on ne veut pas voir une énième fois Pennywise débarquer et dire « Je suis vivant et comme Stephen King n’a pas écrit la suite, je suis totalement en roue libre ». L’idée serait donc de faire une préquelle du Clown … Mais pourquoi ?! Cela rajouterait des intrigues qu’il faudra à tout prix clôturer, voire, bâcler dans ce troisième film. Comment Pennywise est devenu un Clown ? Honnêtement, on s’en contrefiche. Le mystère est tout aussi intéressant, comme avec de nombreux personnages de la pop culture (coucou le Joker), et c’est ce qui en fait leur charme fou !

Quand vous vous affublez d’un costume de clown et d’un nez rouge, personne ne peut deviner à quoi vous ressembler à l’intérieur.

22/11/63 de STEPHEN KING

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