Marvel’s The Punisher s2 – CRITIC

Disponible depuis quelque temps grâce à Netflix, The Punisher revient donc sur nos écrans via une seconde saison & ce pour notre plus grand plaisir visuel. Frank Castle is back & ready for kickin your asses

THE PUNISHER S2 - CRITIC
Jon Bernthal in Fury with Michael Pena (War On Everyone, Antman) & Logan Lerman (Percy Jackson)

On y revoit l’extraordinaire Jon Bernthal (The Walking Dead, Marvel’s Daredevil) en Frank Castle, Amber Rose Revah (The Bible) en agent spécial Madani, le sous-estimé Ben Barnes (The Chronicles of Narnia, Westworld) en Billy Russo (l’ancien frère d’arme de Frank & Curtis), Jason R. Moore (The Quad) en Curtis & Debora Ann Woll (True Blood, Marvel’s Daredevil), le temps d’un épisode, en Karen Page. Cette deuxième saison fait apparaitre de nouveaux personnages comme celui de John étant inspiré du Mennonite, créé par le scénariste Jason Aaron (Conan the Barbarian, Avengers, Thor) & par le dessinateur et coloriste Steve Dillon (Judge Dredd, Hellblazer, X-Men), un ennemi violent & récent du justicier apparu dans les derniers Punisher Max et qui se révèle être de taille face à ce dernier comparé à un Billy Russo ne faisant pas du tout le poids au corps-à-corps, et Krista Dumont une pseudo Harleen Quinzel (Harley Quinn) jouée par la charmante Floriana Lima (Supergirl, Lethal Weapon).

Le pitch est basé sur le comics The Punisher #25 Max Comics – The Slavers de Garth Ennis (Judge Dredd, The Boys) mettant en scène Frank Castle en tant que figure paternel & affrontant tout ennemi qui tente de s’opposer face à lui. Au lieu de suivre le trafic d’humains comme dans le comics, la série a pris le parti-pris de s’intéresser particulièrement à la relation qu’entretient Frank avec la jeune fille, Amy dans la série, qu’il finit par prendre sous son aile & pour ma part, le pari est réussi. La relation est vraiment intéressante & très poignante. Une chose à dire pour cette saison : JON est une nouvelle fois EXCELLENT & BOULEVERSANT !

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Est-elle aussi réussie que sa précédente saison ? C’est ce à quoi, je vais tenter de vous répondre.

Tout d’abord, non, elle n’est pas autant prenante & percutante que la première du faite qu’il y a certaine lenteurs scénaristiques (un point négatif / positif lié aux séries Marvel-Netflix) qui aurait pu être évité. Au lieu d’avoir une saison de 13 épisodes, on aurait dû en avoir une de 8 ou 10. On passe des fois un peu de temps sur des détails un poil inutile comme par exemple : raconter en long & en large, les dommages qu’a subis l’agent Madani à cause de Billy. Je peux comprendre la démarche, j’apprécie leurs personnages mais on aurait pu très bien raconter tout cela & peut-être de manière plus captivante en perdant moins de temps. Puis, il faudra m’expliquer, bien que la médecine, de nos jours, fait des miracles, comment elle a pu s’en sortir, après s’être pris un coup de feu dans la tête à bout portant, il me semble, s’en aucunes séquelles. C’est ELLE qui aurait dû avoir un gros choc post-traumatique, plus que Billy ! On revient brièvement sur cet évènement lors d’un flash-back & à vrai dire, je ne me souviens pas si cela avait été traité lors de la précédente saison & si ça fut le cas, eh bien, ça n’a pas été très marquant… A part avoir ramener Castle à New York, elle n’a aucune grande utilité lors de cette nouvelle saison.

Parlons de Billy ! Je ne suis pas contre le faite qu’ils lui aient donné une amnésie temporaire. Pourquoi pas après tout, après la vengeance de Frank qu’il a subi mais pourquoi s’attarder beaucoup trop longtemps là-dessus ? Sa psyché fut intéressante mais j’ai eu beaucoup de mal à le comprendre voire pas du tout, bien qu’il tombe amoureux du docteur Krista Dumont. Ce que j’ai retenu de lui, c’est qu’il est un énorme connard égoiste, manipulateur & psychopathe avec presque aucune empathie.

La thématique des soldats rentrant au pays & qui n’ont aucune aide de leur propre gouvernement est ici plus attachée à son personnage & c’est une nouvelle fois, une réussite après une très belle exploitation lors de la première. Tout ce qui en découle fut intéressant : l’appellation Valhalla, etc. Ensuite, faisons le point sur ses cicatrices qui lui valent normalement son surnom, dans les comics, de Jigsaw (le Puzzle en VF), elles ne m’ont pas dérangé mais c’est vrai que je n’aurais pas été contre qu’elles soient un poil plus marqué, bien que là aussi je comprends la démarche de vouloir se différencier du film de 2008 où Jigsaw / Billy Russo, campé par Dominic West (300, Centurion, The Wire), fut vraiment amoché au niveau du faciès. Le personnage aurait gagné, je pense, en aura. Il aurait pu être réellement malaisant tout comme l’était West à l’époque. Ici, à aucun moment, il inspire la peur & le cauchemar. Ce qui est un gros point noir de la série, il faut le reconnaitre.

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William « Billy » Russo in the final of the first season

Discutons brièvement du fameux docteur Krista qui tombe TRES vite amoureuse de Billy… C’est la première fois que je vois une aussi GROSSE facilité dans le scénario d’un show Marvflix (on va simplifier un peu pour cette chronique ^^ leur affiliation). Pourquoi ? Était-ce vraiment utile ? Je ne pense pas sincèrement. Je fus un peu déçu par ses points, vous l’aurez compris, car il y avait de quoi. Néanmoins, la saison a su me plaire & ce grâce à son travail fait sur les autres personnages. Oui, car l’histoire ne brille pas de mille feux, non plus, bien qu’elle ait son petit intérêt. On traite, lors de cette seconde saison, du pouvoir qu’une multinationale à sur son pays malgré que ce soit faible via le couple (fictif) des Schultz interprété par Corbin Bernsen (Kiss Kiss Bang Bang, The Young and the Restless, American Gods) & la charmante Annette O’Toole (Superman III, Smallville, Blow the Man Down, Halt and Catch Fire).

Cette saison, en mettant en scène Frank en « couple » avec une jeune fille, réussi, pour moi, le coup de nous émouvoir une seconde fois. On a droit à beaux moments entre eux. Frank accepte enfin sa destinée d’être LE Punisher, que c’est dans son sang, en lui, qu’il fait parti de ces gens devant, apparemment, être né pour faire des trucs moches. Si on devait choisir un personnage dans lequel on se retrouverait, je choisirais Curtis car c’est le bon gars, l’ami que l’on reverrait tous d’avoir, qui ferait n’importe quoi pour épauler son prochain qu’importe la situation. C’est probablement un gag sans le vouloir, qui sait, qu’a fait Marvel de mettre souvent dans ses séries, films & comics, un sidekick noir au top aux côtés d’un héros blanc mais au final, je trouve ça réussi. L’inverse serait tout autant bon si bien évidemment, c’est bien exécuté ! La série Falcon – Bucky, je t’attends au tournant ! ^^

Pour terminer & vous parler un peu du badguy, John, le prêtre, le fantôme, eh bien, je l’ai trouvé également intéressant. Cependant & avec le recul, je dois admettre qu’il n’est pas à la hauteur d’un Kingpin, Thanos, d’un Bushmaster ou encore d’un Cottonmouth ou même d’un Rawlins (Punisher saison 1). Dans son traitement, il m’a rappelé l’agent Pointdexter / Bullseye apparu, je vous le rappel, dans la troisième & très bonne saison de Daredevil (disponible sur Netflix). C’est le genre de personnage qui se retrouve avec le cul entre deux chaises, qui veut faire les choses bien mais qui passe par des méthodes pas très catholiques & c’est le cas de le dire. L’acteur joue parfaitement ! Tout est dans sa retenu, son regard & ses punchlines. Il a réellement été un adversaire de poids face à Castle mais n’a pas été TRES impactant & c’est vraiment dommage.

En bref, c’est quand même une saison à voir mais ne vous attendez pas à vous en pendre plein la vue pendant 13 épisodes dont le premier est excellent & met la barre très haute en terme de réalisation, couleurs, ambiance & histoire qui installe très bien le fil rouge de cette seconde saison : la relation Frank-Amy qui m’a beaucoup touché. Punaise, ce final ! OMG ! Il y a des larmes qu’ont coulé, je ne vous le cache pas. ^^

Soit, c’est une bonne saison avec des défauts par ci & par là qu’il faut regarder pour ses personnages, pour le jeu fort remarquable de Jon Bernthal, & de son petit traitement sur ces multinationales qui font ce qu’elles veulent dans leurs pays respectifs.

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You just still in your hole, Bill !

Des guns, du sang, de la fraternité, un JON BERNTHAL hors-norme, une réalisation au cœur de l’action, un pitch traitant une nouvelle fois du pouvoir du gouvernement exercé sur sa nation, et un PUNISHER poignant, voilà, ce que vous trouverez dans cette, probable, dernière saison dédiée à ce personnage emblématique de cher Marvel Comics.

Une réflexion au sujet de « Marvel’s The Punisher s2 – CRITIC »

  1. […] 5 des séries de super-héros à voir au moins une fois aux côtés de celles-ci : Daredevil, Punisher , Arrow (saison 1 uniquement) & Heroes, et pour terminer, l’anecdote très cool de cette […]

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